Cécile LADJALI – Les Vies d’Emily Pearl

Cécile LADJALI : Les Vies d’Emily Pearl (2008)

En gros : Emily Pearl est une jeune anglaise vivant à la toute fin du XIXème siècle, elle est la préceptrice d’un jeune malade. Le père de son élève est un lord veuf, véritable objet de fantasmes. Elle a quitté sa campagne et ses parents pour ce manoir isolé, et vit dans sa cellule de domestique. Elle s’ennuie ferme et s’invente des vies, le soir sur son cahier. Le lord la lit, et ses mots deviennent un jeu, puis une arme. Elle manipule son petit monde, sème la zizanie, vois ses délires se réaliser. On plonge dans un esprit tourmenté, à la folie douce puis franchement pervers.

Comment je l’ai découvert : avec ma méthode « à l’instinct ». Je débarque à la bibliothèque, je parcours les rayons, je fouine. Je ne me préoccupe pas de savoir si je connais le nom de l’auteur, ni si j’ai déjà entendu le titre quelque part, ou si ça a fait un carton en librairie, m’en fous. Je prends si le titre et/ou la couverture retien(nen)t mon attention. C’est le cas ici, le titre était prometteur et la couverture magnifique.

Je suis particulièrement fan du format soigné d’Actes Sud (les dimensions originales, le choix du papier, la police, etc.).

Le souvenir que ça me laisse : mitigé. Très mitigé. Je me suis laissée emporter quand même, je l’ai lu rapidement, j’étais curieuse de savoir la fin. J’ai aimé le jeu avec les codes narratifs, le mélange journal/récit/monologue intérieur.

Je le recommande:  si vous êtes amatrice (plus rarement amateur, mais pourquoi pas!) d’héroïnes névrosées, d’univers victorien, de romans psychologiques et/ou de curiosités.

Ca m’a fait penser à : de nombreux clins d’oeil à l’univers littéraire anglais du 19ème/début 20ème tout au long du roman. Jane Eyre (Charlotte BRONTE) : elle a réutilisé les motifs de la préceptrice, l’amour pour le maître des lieux, le manoir isolé, l’univers domestique. La soeur de l’héroïne s’appelle Virginia, et pour toute inconditionnelle de Virginia Woolf qui se respecte (et dont je suis!), le lien est très tentant.

Par contre :des tournures de phrases et des passages que j’ai trouvé d’une LOURDEUR… Les élucubrations morbides de la protagoniste m’ont gonflée à force. Et je suis pourtant habituée aux excès de la littérature du 19ème (formation littéraire oblige).

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Published in: on 23 mars 2010 at 18 h 53 min  Comments (4)  
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4 commentairesLaisser un commentaire

  1. Pour ma part, j’ai adoré ce livre, et depuis j’apprécie beaucoup l’auteur. Mais je crois qu’elle est diversement appréciée sur la blogosphère…

    • Oui j’ai lu des avis très enthousiastes et plus mitigés, mais au moins le roman ne laisse pas indifférent 😉

  2. Encore une fois, je me laisserais bien tenter, malgré les critiques.
    J’avoue que je suis très sensible aux couv’ des bouquins, et celle-là est superbe.

  3. Et j’aime beaucoup le format Actes Sud aussi !


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