Edouard Manet – les tableaux évoqués dans Obscura de Régis DESCOTT

 Je ne pouvais pas résister au plaisir de consacrer un billet à mon peintre préféré, Edouard Manet. Raison pour laquelle j’avais choisi de lire le roman de Régis Descott, Obscura. Je suis dingue de peinture, en particulier du 19ème siècle, ce qui m’avait poussé à entamer des études d’Histoire de l’Art. J’avais d’ailleurs consacré un dossier à Manet, sur la genèse et la révolution du nu féminin de l’Olympia. Elle est exposée au musée d’Orsay comme bon nombre de ses tableaux les plus célèbres. Aucune reproduction ne vaut l’impression de les voir en face de soi.

Voici tous les tableaux évoqués dans le roman de Régis Descott, qui noue une grosse partie de l’intrigue à partir du modèle – femme caméléon – de Manet : Victorine Meurent.

Le Déjeuner sur l'Herbe (titre initial : Le Bain) - 1863 - exposé au Musée d'Orsay

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Olympia - 1865 - Musée d'Orsay

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Le joueur de fifre - 1866 - Musée d'Orsay

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La femme au perroquet - 1866 - Metropolitum Museum of Modern Art, New York

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Vase de pivoines sur piédouche - 1870 - Musée d'Orsay

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Le Chemin de fer - 1873 - National gallery of art, Washington

Exposition « Sur les pas des lettrés chinois » Dijon

J’avais repéré cette exposition depuis plusieurs semaines (en curieuse des cultures étrangères et lointaines que je suis), et le hasard faisant parfois bien les choses, les artistes sont passées à la librairie où je travaille, je les ai trouvées chaleureuses et sympathiques comme tout, ce qui n’a fait que rajouter à ma curiosité de découvrir leurs travaux.

Moment privilégié en ce samedi après-midi ensoleillé, j’ai été accueillie par l’une des deux artistes, Laurence Jacotot, qui m’a fait découvrir leurs travaux en les commentant. Le support qu’elles utilisent : le papier de riz, comment elles le travaillent pour parvenir à ce résultat, les années de pratique pour arriver à acquérir un geste précis. Cette technique nécessite en effet une grande maîtrise, car aucune retouche n’est possible. Je suis restée admirative devant la finesse des détails et la fraîcheur des motifs.

Le geai - © Florence DUC

L’encre, pour la calligraphie et les détails, la peinture, les pigments. Le choix des motifs (majoritairement botaniques et animaliers) ancrés dans la tradition des lettrés chinois, des nobles pratiquant cet art, et leurs touches d’originalité en choisissant des plantes, des fruits, occidentaux. 

Détail calligraphie et prunus

© Laurence Jacotot

Pour finir, un sublime détail de l’oeuvre que j’ai préféré de l’exposition (sans minimiser la beauté des autres, bien sûr) :

Bref une plongée passionnante dans un univers culturel que je ne connaissais pas. Je remercie particulièrement Laurence Jacotot pour le chaleureux accueil que j’ai reçu, et pour vos explications éclairées. C’était vraiment un régal!

Françoise Duc & Laurence Jacotot – jusqu’au 13 Juin 2010, Salle de la Coupole à Dijon

* Voir l’article consacré à l’exposition : http://www.dijon.fr/fiche/sur-les-pas-des-lettres-chinois.evt.11850.php

Published in: on 5 juin 2010 at 21 h 20 min  Comments (8)  
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Sélection musicale : Down Under sound

En complément à ma lecture pour le challenge Destination Australie, je propose quelques perles musicales des antipodes. Il y en a pour tous les goûts – hétéroclite oblige -, enjoy mates!

* Savage Garden (1996) : I Want You (évidemment, inconditionnelle que je suis depuis une grosse décennie)

* INXS (1987) : Need you tonight

* Nick Cave & Kylie Minogue (1996): Where the wild roses grow

 

* AC/DC (1980) : Hell’s bells

* Midnight Oil (1997) : Beds are burning (rhaaaaa les routes australiennes, punaise de punaise, un jour je traverserai ce pays en jeep, d’abord!)

* Pour finir le morceau kitchissime de Men at Work (1981) : A land down under

Published in: on 25 mai 2010 at 19 h 41 min  Comments (9)  
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Expo Papunya et Utopia, peintres aborigènes du désert australien

Papunya et Utopia, peintres aborigènes du désert australien
 
 
Cette affiche croisée au détour d’une rue du centre ville m’a immédiatemment fait bondir. 
Passionnée d’Australie depuis une grosse dizaine d’années, je rêve d’y aller et je m’intéresse aux différentes facettes de ce pays continent, riche au point de vue historique et culturel.
Une exposition sur la peinture aborigène dans ma ville, c’était une occasion à ne pas manquer!
Je ne suis d’ordinaire vraiment pas fana des conférences et autres visites guidées, je préfère visiter à mon rythme, mais ça m’a finalement tentée. Et je ne regrette pas.
J’ai tellement apprécié la première que j’y suis retournée le lendemain. J’ai appris énormément de choses, sur l’histoire et le développement de la peinture aborigène, des débuts ancestraux, millénaires, à aujourd’hui. Sur l’histoire de ce peuple, leur façon de vivre, leurs croyances, leur spiritualité complexe.
L’évolution des supports peints : le corps, le sol, puis les toiles, arrivées relativement récemment. Les significations des motifs, la représentation de leur environnement : leur territoire, les animaux.
Un exemple de peinture réalisée par un artiste vivant au nord de l’Australie :

Edward BLITNER - Lightening Spirit

J’ai eu un coup de coeur particulier pour l’atelier d’Utopia ( à l’est d’Alice Springs) : ce sont des peintres femmes. Je ne connaissais pas du tout cet aspect de la culture aborigène, j’avais plus entendu parler de peintres masculins. Elles représentent sur leurs toiles une plante médicinale, le yam. Les couleurs étaient encore plus belles en vrai que sur les photos.
En voici un exemple : 

Jeannie PETYARRE – Bush medicine leaves

A vous donner envie de prendre un billet d’avion en aller simple.

Published in: on 14 mars 2010 at 21 h 04 min  Comments (3)  
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