L’étrange histoire de Benjamin Button – David Fincher

J’ai un grand faible en matière de cinéma dès qu’un film s’inspire, met en scène, un livre ou un écrivain. Je l’avais loupé à sa sortie et quand j’ai vu l’édition collector dans un bac de la médiathèque, je me suis jetée dessus…

Sorti en 2009, avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Tilda Swinton. Oscarisé et primé.

Pour résumer: l’ouragan Katrina menace de s’abattre sur un hôpital de la Nouvelle-Orléans. Une jeune femme est au chevet de sa mère mourante, Daisy. Elle insiste pour qu’elle lui lise un vieux journal qu’elle a emporté pour l’occasion. Ce journal appartient à un certain Benjamin Button, né en 1918, et à la vie peu ordinaire.

Ce que j’en ai pensé: j’ai assez aimé dans l’ensemble. Pas transportée mais passé un agréable moment.

♦ Pour faire ma chiante je vais commencer par ce que je n’ai pas apprécié. On est très loin du texte de Fitzgerald et de la satire de la bourgeoisie, complètement absent dans le film. C’est très librement inspiré de la nouvelle, dirons-nous. L’époque, les étapes de la vie de Benjamin ont été profondément changées. Un peu trop « leçon de vie à l’américaine » et longuet: 2h40…

Mais j’ai aimé le jeu des acteurs et le résultat bluffant du maquillage, des trucages et des diverses métamorphoses quant à leur âge. J’ai aimé retrouver l’actrice Tilda Swinton qui m’a fait VIBRER dans Orlando. J’ai aussi aimé le thème de la différence, l’excentricité, le temps qui va à l’envers. On est très loin de la nouvelle originale, mais l’effort d’imagination est à saluer.

Published in: on 13 septembre 2010 at 16 h 19 min  Comments (2)  
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Francis Scott FITZGERALD – L’étrange histoire de Benjamin Button

Folio 2 € – Extrait du recueil Les enfants du jazz (Tales of the Jazz Age)  

Titre original : « The Curious Case of Benjamin Button » (1922)

Pour résumer : 1860, USA. Mr Button mène une existence paisible et prospère dans le commerce de la quincaillerie. Sa femme va bientôt donner naissance à leur premier enfant. Fait rarissime pour l’époque, ils ont choisi de le faire naître à l’hôpital. L’heureux papa vient alors découvrir son enfant, et rencontre un personnel médusé, horrifié, scandalisé! L’enfant est un vieillard barbu. Et comme si cela ne suffisait pas, il fait tout à l’envers : alors que son entourage viellit, il rajeunit.

Pourquoi cette lecture?: je piétine sur une lecture et je voulais quelque chose de court pour avoir la satisfaction de finir quelque chose. J’avais lu The Great Gatsby (VF : Gatsby le magnifique) au lycée, je n’avais pas été terriblement conquise et je voulais réessayer Fitzgerald avant de voir le film inspiré par cette nouvelle.

Impressions: j’ai bien aimé mais sans plus.

♦ Je suis restée sur ma faim: le thème était intéressant, mais la forme de la nouvelle a sabré une réflexion sur l’âge, la différence, l’excentrencité qui m’aurait plu dans un roman. On sent un conte philosophique sur le thème du temps qui passe, une satire de la bourgeoisie, mais il m’a manqué des développements pour vraiment me laisser porter par ce texte.

A lire si: vous voulez un petit texte pour vous reposer d’une lecture pénible, entre deux pavés, ou pour vous divertir lors d’un trajet en transport en commun.

Edouard Manet – les tableaux évoqués dans Obscura de Régis DESCOTT

 Je ne pouvais pas résister au plaisir de consacrer un billet à mon peintre préféré, Edouard Manet. Raison pour laquelle j’avais choisi de lire le roman de Régis Descott, Obscura. Je suis dingue de peinture, en particulier du 19ème siècle, ce qui m’avait poussé à entamer des études d’Histoire de l’Art. J’avais d’ailleurs consacré un dossier à Manet, sur la genèse et la révolution du nu féminin de l’Olympia. Elle est exposée au musée d’Orsay comme bon nombre de ses tableaux les plus célèbres. Aucune reproduction ne vaut l’impression de les voir en face de soi.

Voici tous les tableaux évoqués dans le roman de Régis Descott, qui noue une grosse partie de l’intrigue à partir du modèle – femme caméléon – de Manet : Victorine Meurent.

Le Déjeuner sur l'Herbe (titre initial : Le Bain) - 1863 - exposé au Musée d'Orsay

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Olympia - 1865 - Musée d'Orsay

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Le joueur de fifre - 1866 - Musée d'Orsay

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La femme au perroquet - 1866 - Metropolitum Museum of Modern Art, New York

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Vase de pivoines sur piédouche - 1870 - Musée d'Orsay

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Le Chemin de fer - 1873 - National gallery of art, Washington

Régis DESCOTT – Obscura

Livre de Poche (Mai 2010) – 474 pp.

Paru en broché chez J.C Lattès en 2009

Pour résumer: 19ème siècle finissant, Paris. Un jeune médecin fils d’un passionné de peinture, Jean Corbel, reçoit une lettre d’un ami médecin légiste. Il lui fait part d’une macabre découverte : un cadavre volé à été retrouvé, utilisé pour reconstituer Le Déjeuner sur l’herbe, le scandaleux tableau d’Edouard Manet. Une nouvelle patiente, une certaine Obscura, le trouble par sa ressemblance avec le modèle de Manet; sa femme elle-même présente quelques traits communs avec elle. Une nouvelle reconstitution morbide accélère les choses. Tout converge vers le peintre, et la folie meurtrière qu’il a inspiré chez un esprit malade.

Un roman sur la création, l’art et la folie.

Comment il est parvenu entre mes mains: j’en avais entendu parler à sa sortie en broché, dans une émission qui n’existe plus aujourd’hui: Café crimes sur Europe 1. Puis par manque de temps j’avais zappé, et en le voyant sorti en poche, j’ai décidé de remédier à cette erreur.

Impressions de lecture: je l’ai lu vite, j’avais envie de retrouver l’univers, je tournais les pages avec plaisir. Je n’irais pas jusqu’à dire « gros coup de coeur » (des éléments m’ont gênée), mais coup de coeur quand même pour l’univers.

J’ai été transportée dans le Paris des Folies-Bergères, le cabinet de médecin et les hôpitaux psychiatriques des années 1880, je voyais les tableaux de Manet, les scènes de crime. J’ai aimé l’ambiance, l’effort de plonger le lecteur dans un univers bien défini et construit. On sent la documentation, la phase de recherche et d’imprégnation.

♦ Le défaut de cette qualité est qu’on a parfois l’impression de lire un ouvrage d’histoire, un article d’encyclopédie ou un traité de médecine. Les sujets et l’univers m’intéressent personnellement, mais un lecteur qui n’a pas ce goût risque de sauter des paragraphes ou d’être perdu.

♦ Quelques formulations détonnaient dans le contexte historique, une erreur historique (l’utilisation du mot daguérréotype, ce n’était plus utilisé à la fin du siècle) mais surtout des scènes très crues m’ont gênée. La représentation des femmes est monocorde, aucune n’est épargnée, et hum, un peu de nuance aurait été TRES appréciable. Objets sexuels, victimes, prostituées, folles, cadavres, galerie de portraits pas très rafraichissants!

Je le recommande: plutôt aux amateurs de romans historiques. L’élement policier n’est pas ce qui m’a intéressée le plus car il est vraiment peu réussi en comparaison de la peinture du contexte historique. L’enquête à proprement parler se met en place  relativement tardivement, la révélation du tueur n’est pas tonitruante.  Ca ne m’a pas gênée car je suis très très cliente d’ambiances dix-neuvième, fin de siècle, etc. mais ça pourrait être un frein à des amateurs de polars plus rythmés, où le tueur est une réelle surprise et l’enquête au suspense fou.

Le petit truc en +: un interview très intéressant avec l’auteur ici.

Shan SA – La joueuse de go

France Loisirs (2002) – 218 pp.

Publication originale en 2001 chez Grasset

Pour résumer: ( Extrait de la quatrième de couv’ de l’édition brochée).

1937. Alors que la Mandchourie est occupée par l’armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquilement la guerre, les cruautés, les privations. Mélancolique, seule, l’adolescente joue au go. D’où tient-elle cette maîtrise ? Place des Mille Vents, la lycéenne s’amuse à mentir. Ses mains déplacent les pions sans jamais se tromper, les joueurs s’assoient en face d’elle à une table gravée en damier et la défient. Le go est une esquive.

Comment il est parvenu entre mes mains: j’aime fouiner dans les bouquineries et l’avait trouvé d’occasion chez Emaüs. Je voulais le lire pour me faire une idée de ce grand succès de librairie d’il y a quelques années. Le challenge « Littérature au féminin » a été l’occasion de le ressortir de ma bibliothèque.

Impressions de lecture: très moyennes.

♦ La forme. La narration alternée des deux protagonistes (la joueuse de go et l’adversaire, un militaire japonais) est trop fragmentée et ne m’a pas laissé assez de temps pour me plonger dans leurs univers respectifs : les chapitres font deux pages en moyenne, c’est trop court et ça m’a gênée. Et aussi ce tic d’écriture qui m’insupporte : des formulations grandiloquentes, des « grands mots » à n’en plus pouvoir, à savoir par exemple vie/mort/amour/âme/liberté, pfffffiou!

♦ Le contenu. Je me suis sentie très distante vis à vis des personnages; aucun ne m’a intéressée. Un contexte de guerre me rebutte toujours, et ça n’a pas fait exception. Sans parler d’une représentation de la femme dominée par les hommes : objet qu’on jette une fois le plaisir de la conquête obtenu, on en dispose comme on veut, et pire: de la soumission volontaire, enfin bref not my cup of tea.

Je le recommande : si je n’ai pas été personnellement emballée par cette lecture, ce roman a eu un grand succès et a été très apprécié. La lecture est une question de sensibilité et d’affinités littéraires, ce ne sont pas les miennes mais ça pourrait très bien être les vôtres.

Ce roman a obtenu le Prix Goncourt des Lycéens en 2001

Madame Bovary dans Playboy ou le choc des cultures

Vu sur Livres Hebdo (magazine et site professionnel très utile pour toutes celles et ceux qui veulent travailler dans le  secteur du livre, librairie, édition, bibliothèque) : une actualité pour le moins hétéroclite! J’adore ce mélange inattendu des cultures :

Madame Bovary en couv' sur le Playboy de Septembre 2010 - Cliquez sur la photo pour voir l'article originel de Livres Hebdo

What?! A l’occasion de la sortie d’une nouvelle traduction de ce chef d’oeuvre de la littérature française et même mondiale, Playboy en publie un extrait. Pour rester dans la cohérence éditoriale et ne pas trop s’éloigner des centres d’intérêts libidineux du lectorat, il s’agit d’un extrait « soigneusement » choisi : Emma et son amant Rodolphe partent faire une balade à cheval et patatra. S’ils avaient voulu faire les choses en grand, ils auraient pu choisir un autre extrait bien plus sulfureux, la fameuse scène du fiacre, mais bon on ne peut pas exiger de la subtilité littéraire chez Playboy…

→  Je suis une fervente flaubertienne, et je ne partage pas du tout les propos de cette « soi-disant » grande dame qui est l’auteur de cette nouvelle traduction. Mais cette actualité était tellement surprenante et hétéroclite, je ne pouvais pas ne pas poster dessus.

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Published in: on 27 août 2010 at 16 h 51 min  Comments (9)  
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GIBSON & STERLING – La machine à différences

Robert Laffont, collection Ailleurs & Demain (Mai 2010)

Titre original : The Difference Engine (1990)

Pour résumer : (Quatrième de couv’)

Imaginez des ordinateurs en plein XIXe siècle, des ordinateurs composés de roues dentées, de bielles et de leviers, mus par la vapeur. Des Machines à différences, imaginées par Charles Babbage, aidé de Lady Ada Byron, la fille de Lord Byron lui-même, oui, le Premier ministre de Sa Majesté la reine Victoria. En 1855, l’Histoire a pris un autre cours. Les industries se développent avec frénésie. Des transports sous-terrestres sillonnent Londres en proie à la pollution, aux courses automobiles et au chômage technologique. L’Empire britannique, gouverné par les scientifiques et les industrialistes, est plus soucieux de technologie que d’aventures outre-mer. Edward « Leviathan » Mallory, explorateur des terres sauvages d’une Amérique du Nord divisée par les guerres, se voit remettre par Lady Ada un mystérieux paquet de cartes mécanographiques. Dès lors sa vie est en danger. Avec l’aide inattendue de Sybil Gerard, femme déchue, fille d’un célèbre agitateur mort sur l’échafaud, qui poussait à la destruction des Machines, et de Laurence Oliphant, diplomate ou plutôt espion de la reine, il va commencer à comprendre quel est le sens de ces cartes. Un enjeu planétaire, le contrôle de l’information…

Comment il est arrivé entre mes mains : lu dans le cadre d’un partenariat avec  et les éditions Robert Laffont. Choisi pour la période (19ème, que j’adore) et aussi pour découvrir un genre que je ne connais pas du tout: la SF. Je les remercie et m’excuse par avance de ce qui va suivre…

Impressions de lecture : j’ai très mal choisi ce partenariat et je m’en suis malheureusement apperçu dès les premières lignes. Ce roman n’est pas du tout ce que j’ai l’habitude de lire, je voulais justement m’ouvrir à d’autres genres mais c’est un échec cuisant. Je me suis forcée, laborieusement, à lire les 60 premières pages et je n’en pouvais plus. Je ne comprenais rien… rien de rien. Les termes techniques me passaient au-dessus du crâne, j’ai trouvé les personnages plats, l’écriture sans consistance, enfin bref il m’est tombé des mains.

« Pour elle, c’était de l’hebreu. » p.41

Et bien pour moi aussi!

→ Mais je pense tout à fait qu’il puisse avoir son public (en faisant des recherches les auteurs sont renommés et primés) et c’est pourquoi je propose de l’envoyer à qui voudra et l’appréciera plus que moi, blogueur de préférence. Voir la rubrique contact de mon blog pour m’envoyer un email, ou répondre par commentaire.

Je remercie et m’excuse auprès de l’éditeur Robert Laffont et l’équipe de la collection Ailleurs & Demain, j’ai horreur de ne pas achever la lecture d’un ouvrage reçu en partenariat.

Published in: on 22 août 2010 at 9 h 40 min  Comments (14)  
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Un peu plus sur Wesley STACE

Parce que j’ai été enthousiasmée par son premier roman: Misfortune/VF: L’infortunée,  je n’ai pas pu résister à l’idée d’écrire un autre billet sur son auteur, Wesley Stace.

Chaque chapitre débutait par une lettrine, renforçant l'ambiance très 19ème du roman

Si le roman apparait très documenté, ce n’est pas par hasard: il a passé plusieurs années à faire des recherches et à le rédiger. L’insertion de chansons, ce style très musical, cette ambiance sonore, ce n’est pas non plus du hasard : à l’époque de la sortie du roman, en 2005, il avait déjà composé plus d’une dizaine d’albums pop/folk (sortis sous le nom de John Wesley Harding). Il est monté sur scène aux côtés de Springsteen, Iggy Pop, Joan Bez, ça va, y a pire…  

‘Misfortune’ était à l’origine une chanson, accessible gracieusement sur son site (il suffit de cliquer sur sa photo, et ensuite colonne de gauche). Il a développé l’idée de base, d’un enfant trouvé par un homme riche, qui l’élève ensuite comme une fille… Il s’est ensuite inspiré du mythe d’Hermaphrodite, l’a révisité avec malice et modernité, et à construit tout un univers autour.

* You’ve got an email *

♦ Last but not least: il a eu la gentillesse de répondre à mon email (j’en suis encore toute retournée!), il a pris le temps de développer ses réponses à mes questions, ce que je trouve hyper classe et ça méritait d’être signalé.

Entre autres questions littéraires (on ne m’arrête plus sur le thème de l’androgynie et les références historiques) je lui ai notamment posé la question sur l’adaptation cinématographique du roman: son site indiquait que les droits avaient été achetés, et curieuse comme je suis, je voulais savoir où ça en était. Le projet a malheureusement été abandonné: le script n’a pas trouvé preneur, et l’excentricité du personnage posait quelques soucis, pour faire court. Mais il a espoir que le film se fasse un jour où l’autre. Wait & see!

Published in: on 16 août 2010 at 18 h 47 min  Comments (1)  
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Daniel GLATTAUER – Quand souffle le vent du nord

Grasset, collection Littérature Etrangère (Avril 2010) – 352 pp.

Titre original : Gut gegen Nordwind (2006)

Pour résumer : Emmi souhaite résilier son abonnement à un magasine mais se trompe d’adresse email. Le destinataire, Léo, lui signale gentiment son erreur. Cela aurait pu en rester là. Mais pendant plusieurs mois, ils échangeront des centaines de mail, complices, traits d’humour ou confidences, drôles ou personnels. Ne souhaitant pas gâcher cette relation virtuelle, et rompre le charme de ces fantasmes numériques, la rencontre, la vraie, la réelle et physique, est retardée. Léo revoie son ex, Emmi est mariée, mais entre les lignes se dessine bien plus qu’une correspondance amicale.

Pourquoi & comment : gros succès de librairie, le résumé me laissait de marbre… mais pour me faire une idée plus précise j’ai profité de l’opportunité de l’écouter, plutôt que de le lire traditionnellement. Super idée qui comble l’ennui du repassage : Europe 1 et sa bibliothèque de l’été propose d’écouter gratuitement des romans à succès, dont celui-ci.

Impressions: c’était la version abrégée du roman, et je vais en rester là.

♣ Je comprends pourquoi ça a beaucoup marché: c’est pile dans l’air du temps, ça joue sur l’émotivité, la lectrice (lectorat majoritaire) peut se projetter à loisir, fantasmer, etc. et je ne suis pas du tout cliente de ça, ce n’est pas ma tasse de thé et ça ne m’atteint pas. Je ne parle pas de qualité, mais du genre. Pour vibrer – littérairement parlant s’entend -, il me faut du décalé, de l’ailleurs (dans le temps et/ou l’espace).

♦ Et le format audio, alors? Première fois que je teste le livre audio et je dois dire que c’était bien narré, l’aspect épistolaire était bien mis en valeur par deux comédiens, un homme et une femme, leurs voix étaient agréables. C’était abrégé mais ça ne m’a pas dérangée, le récit se suivait et se comprenait très bien. Format sympa pour la radio, pour se faire une idée d’un livre pour en suite le livre intégralement ou pas.

Ca m’a fait penser à un autre succès de librairie : Le mec de la tombe d’à côté de Katarina MAZETTI. Pour le côté rencontre improbable et aussi « je refuse d’écrire un livre mélo/sentimental » mais ça l’est quand même au final. Regardez un peu la bande annonce (très dans l’air du temps également) :

Je le conseille à: un large public, pour une lecture sympathique d’été ou de week-end. Une lecture sans difficultés, quelques heures de détente et de divertissement.

Inception – Christopher Nolan

Les critiques sont unanimes, dithyrambiques, gros plan de communication, succès fou, on en parle à droite à gauche… j’avais vu la bande annonce qui m’avait laissée absolument de marbre, mais la curiosité l’a emporté : je suis donc allée le voir dans mon cinoche préféré qui passe les films en VO.

Sorti le 21 Juillet 2010. Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard.

Pour résumer: Je suis incapable de résumer clairement ce foutu film; pour un bref aperçu vous aurez tout ce qu’il vous faut sur sa fiche Allociné, avec bande annonce et tutti quanti.

Ce que j’en ai pensé : je me suis atrocement ennuyée comme jamais ça ne m’était arrivé au cinéma. A ce point là, j’en étais limite à quitter la salle et attendre mes amis dehors. C’était confus, ça partait dans tous les sens, je ne sais combien de couches de rêves superposés et une intrigue industrielle des plus barbantes. Très difficile à suivre, j’ai décroché au bout d’un quart d’heure. Les dialogues font partie des plus mauvais que j’ai vu de ma vie. Des espèces de discours plats et fumeux sur l’inconscient, la catharsis, la réalité, bla bla bla. Tout un fatras d’effets spéciaux pendant 2h30, une musique assourdissante, ça a été très long et pénible. Je n’avais qu’une envie, sortir de là et reprendre mon bouquin avec enfin des choses que je comprenais à l’intérieur.  

♦ Pour l’instant je n’ai lu aucun avis négatif sur ce film et je ne comprends pas pourquoi on hurle au chef d’oeuvre. Chef d’oeuvre d’un genre pour lequel je n’ai aucune connaissance ni affection (après tout)? Ou plan marketing qui ne m’a pas atteint?

Published in: on 13 août 2010 at 14 h 31 min  Comments (20)  
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