Inception – Christopher Nolan

Les critiques sont unanimes, dithyrambiques, gros plan de communication, succès fou, on en parle à droite à gauche… j’avais vu la bande annonce qui m’avait laissée absolument de marbre, mais la curiosité l’a emporté : je suis donc allée le voir dans mon cinoche préféré qui passe les films en VO.

Sorti le 21 Juillet 2010. Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard.

Pour résumer: Je suis incapable de résumer clairement ce foutu film; pour un bref aperçu vous aurez tout ce qu’il vous faut sur sa fiche Allociné, avec bande annonce et tutti quanti.

Ce que j’en ai pensé : je me suis atrocement ennuyée comme jamais ça ne m’était arrivé au cinéma. A ce point là, j’en étais limite à quitter la salle et attendre mes amis dehors. C’était confus, ça partait dans tous les sens, je ne sais combien de couches de rêves superposés et une intrigue industrielle des plus barbantes. Très difficile à suivre, j’ai décroché au bout d’un quart d’heure. Les dialogues font partie des plus mauvais que j’ai vu de ma vie. Des espèces de discours plats et fumeux sur l’inconscient, la catharsis, la réalité, bla bla bla. Tout un fatras d’effets spéciaux pendant 2h30, une musique assourdissante, ça a été très long et pénible. Je n’avais qu’une envie, sortir de là et reprendre mon bouquin avec enfin des choses que je comprenais à l’intérieur.  

♦ Pour l’instant je n’ai lu aucun avis négatif sur ce film et je ne comprends pas pourquoi on hurle au chef d’oeuvre. Chef d’oeuvre d’un genre pour lequel je n’ai aucune connaissance ni affection (après tout)? Ou plan marketing qui ne m’a pas atteint?

Published in: on 13 août 2010 at 14 h 31 min  Comments (20)  
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Truman Capote – Bennett Miller

Truman Capote est un auteur que je veux découvrir depuis longtemps, et en attendant de me plonger dans Breakfast at Tiffany’s et In cold blood, je me suis dit que ce film serait une bonne introduction.

♦ Sorti en 2005;  Philip Seymour Hoffmann qui interprète Truman Capote a obtenu l’Oscar du meilleur acteur en 2006 pour sa performance.

Pour résumer : 1959. Truman Capote est une personnalité en vogue du monde des lettres et plus largement du show biz. Un article découvert par hasard dans le New York Times retint son attention : une famille de quatre personnes a été sauvagemment tuée par balles, dans leur maison du Kansas. Il se rend sur le lieu du crime, suit l’enquête, jusqu’à ce que les meurtriers soient arrêtés. Il les rencontre, parle avec eux, tisse des liens inhabituels, curieux, voire destructeurs (intellectuellement & émotionnellement parlant) avec l’un deux. Il sait que le potentiel de cette histoire dépasse celui d’un article : ça en fera un livre, un roman inhabituel, magistral dans la forme : le roman de non-fiction qu’il mettra des années à écrire et à finir : In cold blood (De sang-froid). Son sujet le passionne, le bouffe, le hante, l’obsède. Ce film est vraiment une plongée dans le travail de création d’un écrivain, et refuse d’être ce qu’on pourrait attendre : ce n’est pas un bio-pic.

Pour l’évocation du travail d’écriture, la genèse d’une oeuvre, le travail passionnant d’un écrivain qui joue avec le feu de son sujet.  

Je ne pourrais pas vraiment affirmer si j’ai aimé ou pas ce film; l’atmosphère est parfois lourde, moments de silence, univers carcéral, etc. mais je l’ai trouvé intéressant.

♣ Les bonus (making of & un petit documentaire sur Capote) sont un peu décevants, inégaux dirons-nous. Des tartines de compliments réciproques habituels, le réalisateur est le meilleur de la terre, et l’acteur que j’ai choisi est magnifique dans le rôle, et puis le tournage c’était une expérience formidale, etc. mais quelques passages qui rattrapent un peu.

A voir : pour découvrir Truman Capote et se donner une raison supplémentaire pour le lire. Et si – comme moi – vous adorez les films imprégnés par la littérature et inspiré par le monde du livre.

Published in: on 5 juillet 2010 at 22 h 54 min  Comments (8)  
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Millénium 2 – Daniel Alfredson

J’avais eu un avis relativement mitigé sur le premier volet, mais quand quelque chose (ou plutôt quelqu’un) retient mon attention, c’est foutu. J’étais restée sur ma faim, je voulais savoir ce qu’étais devenue Lisbeth Salander, j’avais guetté la sortie du deuxième opus et suis donc allée le voir dès sa sortie (30 Juin 2010).

Pauvre de moi: j’ai su à la première minute du film que la Milléniumania à laquelle j’avais résisté jusque là m’avait cueillie toute entière.

Pour résumer : Un an s’est passé depuis l’affaire Henriett Vanger. Michael Blomkvist a repris sa fonction dans le journal Millénium, et travaille sur un coup juteux assisté d’un nouveau collaborateur : des hautes personnalités affaires seraient mêlées à un traffic de filles de l’Est. Après avoir exploré des pistes intéressantes, le free lance qu’il avait engagé et sa compagne sont retrouvés assassinés. Peu après, le tuteur de Lisbeth Salander (dont il n’a pas eu de nouvelles depuis) est également retrouvé mort. On retrouve sur l’arme du crime les empreintes de Lisbeth; sa personnalité trouble et son passé font d’elle une coupable idéale. Blomkvist est pourtant convaincu de son innoncence, et il ira jusqu’au bout pour le prouver.

♥ Si j’avais reproché au premier volet d’être long, difficile à comprendre et parfois sans intérêt (notamment à cause de ce Blomkvist que je trouve fadasse à souhait), j’ai été scotchée sur le siège rouge en velours du cinoche. C’est rythmé, haletant, on ne perd pas de temps dans des digressions ou des moments plats, bref : ce fut un visionnage assez addictif. Je suis sortie du ciné sonnée et en me demandant pourquoi on n’était pas déjà le 28 Juillet (date de sortie du 3ème et dernier volet).  

♥ Lisbeth Salander; plus écorchée vive et sauvage que dans le premier. C’est vraiment sur elle que tout se concentre, on plonge dans les arcanes de son passé complexe, on comprends l’origine de sa mise sous tutelle. C’est un personnage féminin des plus fascinants qu’il m’ai été donné de voir. Noomi Rapace est impliquée, habitée par son personnage et son jeu est convaincant.

Photo Liza Rose

→ Bref un deuxième volet beaucoup plus rythmé, une action ressérrée autour de Lisbeth, j’ai tremblé pour elle tout le long, une narration sans répit, j’ai adoré.  Là j’ai enfin compris et trouvé justifié le succès de cette trilogie.  

Orlando – Sally Potter

Je savais que cette adaptation existait, mais folle amoureuse du roman de Virginia Woolf (j’en avais déjà parlé ici et je n’hésite pas à dire que c’est l’oeuvre que je préfère non seulement d’elle, mais de la littérature) dont il est inspiré, j’étais sacrémment sceptique, et j’ai longuement hésité avant de me le procurer. J’avais peur que ce soit un massacre, que ça m’enlève le souvenir magistral de la lecture, …

Oh God, mais que j’avais tort! Ce film est un JOYAU.

La recherche visuelle et la richesse esthétique du film. Les costumes, le choix et le jeu des acteurs, les lieux, la musique… j’ai été éblouie du début à la fin.

Les thèmes majeurs du roman ont été traités avec poésie et virtuosité (à ce tarif là on peut utiliser ce genre de mots): Orlando, cet être  tour à tour masculin et féminin, immortel traversant quatre siècles, a pris vie sous les traits de l’actrice androgyne Tilda Swinton. De l’adolescent elizabhétain à la femme moderne en pantalon, en passant par les perruques bouclées et les robes à crinoline. Sublime interprétation.

Les bonus sont très intéressants, la réalisatrice est passionnée et passionnante. Elle s’est imprégnée de l’oeuvre de Woolf avec respect et admiration, et je ne peux que saluer sa performance.

Je ne m’attendais pas à ce qu’un film puisse reprendre les réflexions développées dans le roman, l’ironie sur le monde littéraire, par exemple, car transcrire ça à l’écran relevait de l’impossible. Ce tri effectué dans l’oeuvre ne gâche en rien la réussite du film, c’est vibrant, avec des petites touches malicieuses, une fin changée, mais qui colle curieusement bien.  

→ A voir (de préférence) après la lecture du roman.    

♦ Sorti en 1992, réalisé par Sally Potter. Avec Tilda Swinton dans le rôle d’Orlando.

♦ Malheureusement pour le public francophone, ce DVD n’est (à ma connaissance) pas disponible en version doublée (ni même sous-titrée) en français. J’ai du me le procurer Outre-Manche et le regarder in english. Avis à ceux et celles qui maîtrisent suffisamment la langue de Shakespeare! 😉

*

Deuxième contribution au challenge Virginia Woolf organisé chez Lou :

Millenium, le film – Niels Arden Oplev

Je ne l’avais pas vu à sa sortie (2009) et je n’avais pas lu les bouquins non plus. Malgré les couvertures plus qu’alléchantes d’Actes Sud, le tapage, la « Milleniumania » m’a laissée dubitative plutôt que tentée. J’aime bien attendre que le tapage soit retombé pour me faire une idée, voir si ça en vaut vraiment la peine. J’étais curieuse à retardement.

Résumer l’intrigue est relativement difficile car j’avoue avoir été parfois un peu paumée dans les détails. Mikael Blomkvist est un journaliste économique, il dénonce un scandale et se fait condamner. Avant de purger sa peine, un riche industriel, Henrik Vanger, fait appel à lui pour une tâche presque impossible: élucider une affaire datant de 40 ans, la disparition de sa nièce Harriett. Seul, son enquête piétine. Il découvre que son ordinateur est piraté par un certain Wasp, alias Lisbeth Salander, hackeuse douée et sauvage.

Le seul élément du film que j’aimé est sans conteste le personnage de Lisbeth Salander interprété par l’actrice Noomi Rapace. Sauvage, écorchée, tatouée, piercée, motarde, androgyne wow.

***

: j’ai trouvé le film trop long. Presque trois heures, pfiou! J‘étais franchement paumée à des passages, il a fallu que je retourne en arrière pour essayer de piger quelque chose. Et aussi, je ne comprends pas qu’un personnage comme Lisbeth Salander puisse s’attacher à un mec banal (du moins c’est l’impression que j’ai eu dans le film, peut-être que le personnage du roman ne l’est pas) comme Mikael  Blomkvist, j’ai trouvé ça peu crédible.

: des scènes que j’ai trouvé insupportables, insoutenables. Violentes et dégueulasses. Film interdit en salles aux moins de 12 ans, ben putain…, je n’ai pas pu les regarder en entier alors que je ne suis pas franchement une petite nature. Pour ceux qui l’ont vu, je parle des agressions subies par Lisbeth Salander.

Est-ce que j’ai envie de le revoir? euh… pas tout de suite, et en sautant des scènes pourquoi pas. Mais je verrais volontiers le deuxième, qui doit sortir bientôt.

Published in: on 24 avril 2010 at 11 h 55 min  Comments (2)  
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